jeudi 28 avril 2022

Complément photographique de l'article sur la chasse en République Tchèque et en Autriche : https://www.picdrop.com/manfredhesch-photography/n8M3Zx1NGg?img=559f324338efbb9d1a9135a03b07c816

mercredi 20 octobre 2021

Chasse à RAMBOUILLET, invitation FICIF : 2121.10.17/18.

Sarembaï a été très délicat a démarrer cette année. Il est de plus en plus difficile de l'introduire. J'ai vraiment l'impression de régresser dans cet affaitage compliqué. C'est sans doute l'âge (de l’aigle) qui met de la distance entre nous deux. Depuis un mois et demi, l'abaissement est constant et doux. Mais la distance de fuite est toujours présente, quel que soit le poids. Une grande peur se met donc en place et la mise sur l'aile est vraiment terrifiante. Ce qui est surprenant, c'est que son agressivité est telle qu'il charge littéralement quand il est frustré. Il est en fait de plus en plus compliqué à comprendre. Jeudi dernier, je fais un traîneau pour préparer la chasse de la FICIF à Rambouillet (samedi et dimanche). Il attaque franchement et poursuit sur cinq cents mètres. C'est pas mal mais un peu mou. Jusque-là, il est impossible à chaperonner autrement qu'en l'abattant. Donc, je le laisse sans chaperon tout l’entraînement. Arrivé à Rambouillet, devant la FICIF, je le sort de sa caisse pour le détendre. Il se dresse sur mon poing comme si nous étions en fin de saison. Il toise l'horizon, cherche un quelconque mouvement, bref il est en chasse. Je sors le chaperon, il le regarde, je lui enfile comme si de rien n'était. Je pense à ce moment découvrir mon oiseau, et par là même découvrir la Fauconnerie. Sur le terrain, il fait cinq vols et prend trois lièvres de très belle manière. Je fini par croire ce que me dit Aurélien Deniaud : Sarembaï n'a besoin que de chasse, il n'est plus nécessaire de l'embêter avec des séances de musculation, totalement inutiles. C'est sans doute lui qui a raison. Me sentant encore assez jeune, malgré quelques douleurs aux genoux, hanches, dos, alouette… Je finis par comprendre pourquoi les grands aigliers sont vieux. Bonne journée, J.L.

Chasse en Autriche avec quelques aigliers Français.

Les Aigliers Français en république Tchèque et en Autriche. Depuis quelques années maintenant, une habitude de visiter les terres extrêmes de l’Europe, est parvenue jusqu’à nous. Une équipe bien rôdée est donc partie le 8 octobre vers ces contrées éloignées de près de 2000 kilomètres. Une équipe est partie de Sud Est et l’autre de Vendée. Ce groupe mixte (ANFA et Autres) est composé de jeunes aigliers, ce qui est assez rare car l’aiglerie, par ses difficultés, demande une réelle expérience difficile à acquérir sans une constance professionnelle. La violence de l’oiseau, sa force, son agressivité, ses sautes d’humeur, font de cette Fauconnerie-là, une partie à part de notre Art. Nos Français sont donc arrivés en République Tchèque le 9 au matin. Les yeux un peu fatigués, ils rejoignent leurs collègues tchèques pour un petit déjeuner rapide. Jamais la chasse ne démarre avant 11 heures. Ce n’est pas nécessaire dans ces pays où les densités de lièvres sont énormes. De plus, quand en début de chasse les aigles ont volé une douzaine de fois, la fatigue se fait sentir et le courage baisse au fur et à mesure des vols. Aurélien CARON, vole une forme adulte, Aurélien DENIAUD vole un couple d’aigles jeunes (sept mues pour la forme, quatre pour le tiercelet). Christophe PUZIN vole une forme jeune de 2018, Francis COHU vole un tiercelet adulte. Melissa MARTIN vole une forme d’hybride (Royal Bonelli) de trois mues. Si nous voyageons si loin pour chasser, c’est principalement pour apprendre avec ces gens qui pratiquent depuis bien plus longtemps que nous. Leurs territoires sont bien plus fournis en gibiers de toutes sortes. L’équilibre agricole y est beaucoup mieux respecté. Pourtant, cette année, les Français, souvent en « dessous » du niveau de ces as, vont montrer un tout autre visage. Leurs aigles parfaitement mis (pour la plupart), ont d’entrée fait voir une sureté de condition optimale. Aurélien D. vole Cheepy (tiercelet) le premier jour et prend deux lièvres. Il m’est difficile de vous raconter les vols, n’étant sur place que par téléphone interposé. Les territoires sont assez difficiles, labours profonds, friches profonds, coupes fraiches… Aurélien D. avait préparé depuis mi-aout son Cheepy au traineau tiré par un Bull X. La puissance de cet oiseau et surtout sa précision sur la prise en font un des tous meilleurs aigles en Europe. Il a su, modestement, profiter des enseignements de ses pères et pairs, et en tirer le meilleur. C’est dans ces voyages qu’on comprend pourquoi et comment le travail finit toujours par payer. Si je parle plus précisément d’Aurélien D. c’est que je le connais mieux que les autres, ayant travaillé avec lui pendant des années. Les autres ne déméritent en aucune manière, voler un aigle n’est pas que majestueux, c’est lourd, c’est dur, c’est violent. Il faut s’accrocher dur dans tous les efforts. Il ne faut pas lésiner sur la pompe à essence quand on doit faire des kilomètres, voire des centaines, voire des milliers pour offrir les meilleures chasses à nos oiseaux. Aurélien C. pris deux chevreuils. Sont aigle est très déterminé ; on sent le travail accompli en amont. Le résultat est là, il faut le temps, mais cela finit par arriver. Encore faut-il respecter les enseignements et conseils des anciens qui, sur une pareille espèce, savent qu’ils ne savent pas grand-chose et ont encore beaucoup à apprendre. Christophe P. qui vole ATHENA une jeune forme de 3 mues, a pris aussi une chevrette énorme de 26 kg après un vol puissant et un combat hors normes. Le vol à durée plus de 3’30 minutes d’un combat intense ou l’aigle n’a jamais lâché sa prise, accroché sur les dos du chevreuil, jusqu’à ce que celui-ci s’effondre dans la moutarde ou l’aigle remontera jusqu’à la tête pour sécuriser sa prise. La distance étant tellement grande que l’aiglier essaiera dès le lâché de l’aigle de le rejoindre en courant derrière, mais arrivera sur la prise 4mn après ! Il ne s’agit là pas seulement de rattraper l’animal, mais il faut en plus le courage à un oiseau de 4,200 kg de tenir jusqu’à l’arrivée de l’aiglier un animal de 26 kg qui défend chèrement sa vie. C’est là tout le paradoxe. Mais un autre article débattra de ce sujet. Depuis de nombreuses années Christophe P. réalise d’énormes entrainements sur ses aigles au traineau similaire au Bull X, mais aussi beaucoup de traineau sur une peau de chevreuil rempli de mousse représentant la taille très importante du chevreuil et tracté à grande vitesse derrière un véhicule. Bien-sûr rien ne vaux les heures de chasse sur le gibier naturel ou l’oiseau s’aguerri et acquiert forcément beaucoup plus d’expériences positives et négatives. Mais le contexte familial et professionnel pour certain ne libère pas le temps nécessaire et suffisant pour se déplacer sur les nombreuses journées de chasse et il faut y remédier si l’on veut un aigle en haute condition physique et mental. En tout, les Français ont pris 19 lièvres et quatre chevreuils. C’est le plus beau tableau de ces deux réunions, Aurélien D, à lui seul, pris 10 lièvres et un chevreuil, Christophe P. 1 chevreuil et 3 lièvres, Aurélien C. 2 chevreuils et 1 lièvre, Francis C. 1 lièvre et Jean-Michel V. 3 lièvres à l’autour. Bravo à toutes et tous, vous avez été exemplaires. J2L.

mercredi 13 janvier 2021

CHASSE LAON 2021/01/22.23.24.

 

Bonsoir à toutes et tous,
Vous attendiez surement ce mail afin de préparer le week-end de LAON où nous étions attendus chez les COMPÈRE. Les attaques successives dans le sud ouest et maintenant dans l'ouest de la France nous obligent à annuler ce rendez-vous. L'arrêté nous permettant de chasser au vol n'étant pas encore signé, le risque était trop grand de vous voir faire ce chemin pour rebrousser aussi vite.
J'ai donc, après avoir consulté quelques membres influents de notre bureau, préféré abandonner cette chasse. Le regroupement de sept ou huit aigles était risqué, la sagesse l'a emporté.
Nous ne nous retrouverons donc plus cette année, compte tenu des directives qui tombent chaque jour. Non seulement le Covid nous a touché, mais la grippe est venue nous achever.
Restons confiants en l'avenir qui, par le vaccin, va nous permettre de retrouver une activité saine, libre, décomplexée.
Bonne fin de saison pour ceux qui continuent, et à l'année prochaine pour les autres.
Cordialement vôtre, Jean-Louis.

lundi 2 novembre 2020

Campagne de chasse 2020/21

 Chers amis aiglières, aigliers,

On peut penser ce que l'on veut du traitement opéré par nos gouvernants de cette pandémie, nous sommes bels et bien bloqués chez nous pour un bon moment. Passer de 50 000 cas supplémentaires à 5 000, il faudra bien plus que quatre semaines pour y arriver. C'est là, le dernier mensonge.

Je pense que la plupart d'entre vous habite en campagne, ce qui vous permet de voler une heure autour de chez vous. Encore faut-il que les voisins soient agréables et acceptent les risques encourus car nos oiseaux ne sont pas toujours respectueux des législations... Pour ma part, je ne peux en aucun cas voler car, à chaque coin de rue, un chien au bout d'une laisse ne peut servir de traineau. Donc j'ai pris le parti d'arrêter SarembaÏ pour le moment. Si cela devait durer au-delà du premier janvier (ce dont je ne doute pas le moins du monde) je nouerai définitivement la longe pour cette année. 

Nous avions des dates prévues (Chezalles Benoist, Laon, Compiègne, Rambouillet...) Je pense là aussi que tout ce qui était prévu avant le premier janvier me semble être annulé de principe. Après, nous verrons bien...

Nous sommes en tout cas bien malheureux de ces décisions qui ne changeront pas le cours du monde. Toutes les méthodes ont été testées (c'est à la mode), et seule semble avoir réussi, le premier blocage complet du pays en Chine. Tous les autres pays ont des résultats similaires ou les obtiendront. 

Je suis triste de voir que pour la première fois depuis que le monde existe, deux générations de jeunes gens vont être sacrifiées pour sauver quelques vieux alors que, depuis toujours, les anciens se sont mis en protection pour que les jeunes survivent. Sûrement, nous marchons sur la tête, sûrement, nous sommes grisés par la peur et la méconnaissance, sûrement, la science en viendra à bout. 

Je souhaitais par ces temps lugubres, vous faire part de mon indignation et vous souhaiter si cela est encore possible, le plus libre des confinements. Que vos oiseaux traversent cette épreuve paisiblement, les chaines de chasse et pêche sont pléthores, ré ouvrons nos vieux livres de chasses, taillons des jets pour une prochaine saison, occupons-nous sainement. 

Cordialement vôtre, J.L.

Vous pouvez participer à la vie de ce blog, il suffit de poster un article en répondant tout simplement.

J'ai préféré reprendre le cours du blog car il est plus facile de le contrôler. Les réseaux sociaux sont de plus en plus problématiques  et incontrôlables. Je laisse toujours la page des aigliers de France ouverte bien sûr

Je vous demande de ne pas entrer quiconque n'a pas lien direct avec notre chasse, ceci afin d'éviter l'entrée d'individus inconnus ou mal connus. Cependant, toutes les bonnes volontés bien filtrées seront toujours les bienvenues. 

lundi 26 octobre 2020

Chasse à NOIRMOUTIER

 Ce dernier samedi, les chasseurs à tirs de Noirmoutier en l'île nous ont invité pour la septième fois. Il est bon de rappeler que Sébastien BUCAS, leur président, a choisi il y a sept ans de nous laisser la totalité des lièvres proposé par la fédération aux chasseurs de l'île, ce qui est un geste beaucoup plus qu'anodin. Certes cela crée des tensions, mais il sait les contrôler. Une dizaine de lièvres sont donc à notre disposition depuis ce temps. Il faut dire que la population (de lièvres) est florissante ; le territoire est tout à fait adapté à ce gibier nécessitant de grandes surfaces ouvertes, et une terre suffisamment souple pour creuser les gîtes. Ici, les lièvres au gîte sont invisible. La terre est sableuse à souhait, c'est pour cela que les agriculteurs soignent la "benotte de Noirmoutier". Cette pomme de terre gouteuse et rare, ce qui lui vaut sa valeur et sa réputation. Ces mêmes cultivateurs qui enquiquinent Sébastien pour qu'il demande plus de bracelets. Il a préféré nous choisir pour offrir aux gens de l'île, cette journée spécifique qui enchante tous les participants. Il savait déjà que s'il laissait ouvert le tir du lièvre, la population aurait disparue depuis longtemps. Il faut savoir que les chasseurs de cette ville sont 143 ! Dure à gérer cette population-là. 

Donc, nous sommes arrivés samedi matin dans un hangar à patates pour le casse-croute matinal que Polo BEGEIN nous prépare chaque année. Il est venu avec notre copain Jacques BREGEON, taxidermiste de réputation nationale. Une petite dizaine de chasseurs locaux nous attendent comme chaque année. Quelques bouchons sautent, quelques sandwiches sont tartinés de divers pâtés locaux, puis le départ pour la chasse est prononcé par Sébastien. 

Nous quittons le hangar et entrons directement dans les champs de patates pas encore plantés ; c'est la raison pour laquelle nous devons absolument organiser cette date avant le 5 novembre. Il faut aussi compter sur le temps ; aujourd'hui, il est des plus déplorable, 50 à 60 km /heure de vent plus une pluie intermittente. Nous passerons quand même entre les goutes. 

Les premiers lièvres sont délogés, ils quittent le gîte à quelques mètres de nous ce qui donne un bon avantage à nos aigles. Cependant, depuis que nous les volons, ils commencent à comprendre les défenses à utiliser pour se dérober aux attaques. La ligne fait à peu près deux cent cinquante mètres de largeur ce qui nous fait avancer très lentement. Christophe vole en premier sur in lièvre à contre-vent. Erreur fatale car toute la journée, il trainera la fatigue de ce premier vol, pourtant magnifique et puissant. Son fils, Hugo, vole deux ou trois fois de suite et les vols s'enchainent rapidement, surement trop rapidement. Aurélien qui vole en différé car c'est Alexis qui porte Altin emmanche un lièvre très long qui comprend que remonter au vent peut lui être salutaire. Rien n'y fait, Altin est si puissant qu'il remonte le capucin et le prend à près de 350  ou 400 mètres. Alexis, sur ordre d'Aurélien, gorge Altin. Nous attendons que la récompense soit prise puis relançons. Un lièvre enfin part à bonne distance de moi pour que je puisse lancer Sarembaï. Il monte sur queue puis vire à droite sur un second lièvre levé par ma voisine de traque. Il le coiffe en une fraction de seconde dans un vol d'une violence inouïe. Je lui laisse le cœur et les poumons en courtoisie. Nous continuons sur la même lancée, l'autour de Thomas vole quelques lièvres sans conviction. Surement le vent le gêne-t-il ?  La buse de Pierre fait de même, mais nous savons que les buses n'aiment pas le vent. Christophe lance après quelques minutes de repos, mais elles ne devaient pas suffire. À ce moment, nous voyons que son aigle est "rincé". Une petite pose nous permet de commenter les vols du matin, vous savez ce que c'est, ils sont de plus en plus beaux que le temps passe...

Un premier bilan nous a permis de compter 33 lièvres vus, 16 volés, deux pris. 

Nous repartons car le temps menace. Hugo vole dans un coin de champs comme l'an dernier, et coiffe un beau lièvre dans un vol technique, vif et précis. On peut constater le travail fourni par ce jeune et l'émerveillement qui le remplit. Nous sommes tous fier de lui, et de son poulain. Puis nous entamons le retour avec un vent complètement de travers. Sarembaï est compliqué à tenir car il ne veut pas de chaperon. Il pend quelquefois et se fatigue. J'accélère le pas pour prendre les grands devants et pouvoir lui offrir un lièvre dans le vent. Quelques centaines de mètres sont nécessaire à cette manœuvre. Une butte de fumier me permet de prendre un peu de hauteur. Un lièvre est vu au gîte par la traque qui stoppe toute avancée. Le lièvre saute, prend le vent pour tourner contre lui après que Sarembaï l'a contourné. On voit alors cet aigle aguerri mordre l'air de ses couteaux rapides et vifs et griffer le lièvre qui ne pouvait plus rien. J'ai bien sur laissé Sarembaï manger à volonté cet animal qu'il a bien mérité. Ce fut surement un de ses plus beaux vols. Ce quatrième lièvre nous remplit tous de joie, après avoir vu se lever 66 animaux, 34 furent volés, quatre pris, tout cela en trois heures.

Comme à l'accoutumée, nous rejoignons la cabane de Sébastien avec quelques haltes imprévues. Nous mangeons un tripoux bien mérité aussi, un peu plus tôt que par le passé, dû au temps qui venait de changer. Un cadeau est remis à Sébastien, puis nous glissons chez "Brûlaille" pour finir la soirée. Nous disloquerons vers dix heures, ce qui pour une fois n'est pas trop tard. 

Nous sommes tous très heureux d'avoir vécu ces moments qui ne dureront pas, car notre président pense lâcher ; mais ayons confiance en l'avenir, peut-être 2021 ? 

Sébastien derrière Sarembaï :


     

jeudi 22 octobre 2020

Chasse à RAMBOUILLET


Ce samedi 17 octobre, nous devions chasser lors de réunion annuelle de la FICIF. Grâce au COVID 19, cette réunion a été annulée, en toute logique.

Notre ami Christophe HILAIRET nous a proposé alors une mini-réunion (6 personnes) sur ses terres. Nous arrivons vers 9 heures 45 après nous être levé à 4 heures... Nous buvons un café en attendant les locaux. Nous sortons nos oiseaux des boites, et le départ est lancé. Lentement, nous entrons dans un champs cultivé pour les abeilles de Christophe,  phacélie, trèfle, lupin, tout un aréopage de plantes mellifères pour que ces petites bêtes trouvent à manger. Sitôt entrés dans ce paradis pour nos capucins, les premiers vols sont déclenchés. Aurélien lance sur un lièvre "long", un peu trop à mon goût, pour un premier vol à 10 heures 30 du matin. Ari vole ensuite sans prendre. Pourtant il semble que les lièvres aient peu de défenses dans ce biotope. Romuald, qui vole le petit mâle de Laurent ce matin, lance sur un premier animal d'un vol très vif, cet aigle est vraiment surprenant. C'est au tour de Sarembaï sur une annonce au gîte de Romuald. SarembaÏ a fait un très mauvais début de saison au point que mon moral me guide vers l'arrêt pur et simple de la chasse à l'aigle. Toujours sur l'œil, très agressif, peureux, ne supportant pas le chaperon, il me pose énormément de problèmes. Mais là, juste arrivés sur le terrain de chasse, on a l'impression que les disjoncteurs se sont réenclenchés en mode "action". Le lièvre se lève et aussitôt  il emmanche brutalement et empiète après un vol de trente mètres. Ça n'est pas bien glorieux mais le lièvre est pris. À partir de ce moment, il supporte tout comme avant, chaperon, papouilles, caresses, et continue à chasser comme l'an dernier. Thibaud vole un lièvre long mais on sent bien que la saison ne fait que démarrer. Les vols s'enchainent les uns après les autres, tantôt Ari, tantôt Romuald, de temps en temps Aurélien très loin de nous, puis Christophe qui fait sauter du poil de notre capucin. Nous rentrons après une heure et demie pour casser une croute bien méritée. Les spécialités  locales sortent des glacières ainsi que quelques bouchons. L'après midi sera plus lente au démarrage, mais les vols sont de plus en plus intéressants. Romuald lance sur un lièvre énorme assez loin de lui, l'aigle entreprend l'animal et le manque mais une ressource incroyable le propulse à une dizaine de mètres de hauteur. Il déclenche un vol en saint esprit étonnant puis plonge sur le lièvre pour le lier enfin. Magnifique moment vécu par tous. L'aigle de Christophe semble manquer de conviction aujourd’hui alors que la semaine dernière il prenait son premier lièvre de l'année. Aurélien vole ensuite un lièvre assez loin aussi. Avec un retard certain, il donne un maximum de puissance au départ de son vol. Il rattrape très vite le capucin, trop vite. Il fait une ressource comme celui de Romuald pour le lier après un très vif crochet. Encore un moment inoubliable vécu par tous. Thibaud va voler ensuite sans succès ainsi que Sarembaï. On dirait que ces deux là attendent que la saison avance pour s'exprimer.  Aurélien Vole un n'iemme lièvre encore assez loin. Il le rattrape à environ deux cents mètres, le griffe à pleine vitesse et décolle le lièvre du sol sur dix mètres. Aurélien récompense car ces deux vols resteront dans sa tête pour un moment, je crois. Quatre lièvres furent donc pris pour 46 vols. Le temps était très bon, pas de vent, c'est un résultat moyen mais satisfaisant pour une ouverture réussie pour tous. Le café ou la bière dans un moment de détente, prépare la dislocation du jour. Sans aucun doute, nous nous retrouverons rapidement.